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Le Silence

Lieu de vacances - Queyras - Jung Mi

Chacune à sa façon a trouvé son lieu de silence...

Même en vacances nous pensons à vous... 😃

 

Bonjour à tous,

 

On a beau faire, beau dire, le silence est un trésor. Riche est celui qui sait l’apprécier et encore plus riche celui qui sait le garder.

Quel bonheur quand rien, rien ne vient vous distraire de votre activité, attirer votre attention ailleurs que là ou vous souhaitez qu'elle soit.

Aujourd’hui la montagne est particulièrement silencieuse.

Rien ne dérange, rien ne bouge, seul le mouvement des nuages qui passent sans bruit.

Dehors comme dedans, pas de bruits de fond, lointain ou discret mais sournois voire intruisifs, pas de cloches de clocher, pas un souffle, pas une feuille qui ne bouge, le soleil poursuit sa course et descend doucement dans le coeur de la vallée, sans bruit lui aussi.

La vie pourtant est partout, il y a le vrombissement des mouches, les stridulations des criquets, sauterelles, et autres petits insectes, il y a le clic des gousses de genêts qui éclatent, le chant de la source et celui des oiseaux, le tintement des cloches des vaches.  

Le jour s'en va, sans déranger personne, sans flonflons ni trompettes, modestement, perpétuellement comme il le fait depuis des millénaires, l’air se rafraîchit, la luminosité diminue plus tôt comme le veut le cycle immuable des saisons.

Assise dans mon fauteuil, je le regarde disparaître derrière les quelques nuages que je n’ai pas vu venir, je le salue et me lève pour rentrer dans la douce et bienvenue chaleur de la maison.

On pourrait avoir peur d’être submergée par ses pensées dans des conditions pareilles, et bien non étonnement, c’est comme si le calme extérieur déclenchait celui intérieur .

Quel bonheur, vivre au ralenti faire une chose après l’autre et ne penser à rien d’autre en la faisant.

Je suis là entièrement à ce que je fais, « vivre au ralenti » n’est peut-être pas la bonne expression car au final je fais beaucoup plus de chose.

 

La vie dans ces conditions est d’une simplicité déconcertante, l’environnement paisible, calme, silencieux favorise la constante présence à soi. Est-ce cela la concentration ? Si oui je comprends qu'elle soit de plus en plus difficile lorsque nous vivons en ville. Et nos enfants, à quel moment sont-ils tranquilles ? A quel moment se retrouvent-ils ?

Je comprends mieux leur détresse, leurs excès, leur stress, angoisse.

La vie sociale est indispensable, mais l’attention, la rencontre à soi, sont primordiales pour trouver sa place et son chemin.

Mais dans ce texte je ne veux pas de stress, alors je reviens à ce silence à l’intérieur de la maison où seule l’horloge de son Tic-Tac sans fin témoigne du temps qui passe.

Forcément méditer dans ces conditions est d’une simplicité déconcertante,

je dirais même que l’on entre en état de méditation, sans même le chercher vraiment, dans son activité quotidienne, comme dans les moments de pause.

J’irais même annoncer que l’état de méditation est permanent, est-ce pour cela que les ermites quittent le monde d’en bas ?

 

Finalement le silence ne serait-il pas le privilège des sages ?

 

Bien à vous dans la joie du Partage,

 

Corinne Lebrat

 


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