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Le Confinement, un répit pour les animaux

 

Des rues vides, des villes silencieuses, un air et des eaux moins pollués... L’épidémie de Covid-19 offre un répit bienvenu à la faune et à la flore sauvages, et l’état de la biodiversité s’améliore. « Mais que se passera-t-il quand, dans quelques semaines, les humains reviendront à nouveau ? » s’interroge un naturaliste.

 

Des oiseaux chantant à gorge déployée, des dauphins qui s’aventurent dans le port sarde de Cagliari, les eaux de Venise devenues limpides… Et si l’épidémie de Covid-19 offrait un répit bienvenu à la faune et à la flore sauvages ? Parmi les effets immédiats du virus, la Chine a décidé, le 24 février, d’interdire « complètement » le commerce et la consommation d’animaux sauvages, une pratique soupçonnée d’être à l’origine de la propagation du coronavirus. Une bonne nouvelle pour le pangolin, et toutes ces espèces – souvent menacées – braconnées et vendues sur les marchés chinois. Au-delà, « le ralentissement des activités humaines a a minima deux conséquences bénéfiques, dit Hélène Soubelet, directrice de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité. La baisse des pollutions et la diminution de la présence humaine dans les écosystèmes vont certainement améliorer l’état de la biodiversité, du moins ponctuellement. »

 

Les moments de calme déstressent les animaux

 

Qui dit usines à l’arrêt et transports au ralenti dit en effet moins de gaz à effet de serre, mais également moins de pollution atmosphérique… et sonore. « Les avions, les voitures, les scooters ne circulent presque plus, et les paysages sonores s’en trouvent changés, surtout en ville », constate Jérôme Sueur, éco-acousticien au Muséum national d’Histoire naturelle. Le chercheur traite des questions écologiques, notamment de suivi de la biodiversité, par l’acoustique, en écoutant la nature. « Le bruit d’origine humaine perturbe les animaux, en étant un facteur de stress, notamment pour ceux qui communiquent avec le son », précise-il. Ainsi, pour les mammifères marins, les oiseaux, mais également les amphibiens ou certains insectes, « un bruit d’origine humaine peut perturber la circulation d’information, dit le chercheur. Il cite l’exemple des volatiles : « Si un individu chante pour signifier “je suis prêt à me reproduire” mais que l’information est couverte par le bruit d’un avion, la probabilité d’avoir des jeunes sera plus faible. » Certains trouvent des solutions – chanter plus fort, plus aigu, répéter les messages – au prix d’une dépense d’énergie supplémentaire, avec des effets potentiels sur les poussins, plus petits, plus fragiles.

 

https://reporterre.net/Le-confinement-un-repit-pour-les-animaux-sauvages?fbclid=IwAR0EZsxi_MHGn8dhP0AUY9k7l_IQfTMWKxGH8lxH7JrrNR2N2MQMNFv1-vQ

 


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