Indriss

 

Le monde de Prenessiau

 

Comment dire et par où commencer ?

 

C est une bien surprenante histoire que je vais vous conter là. Celle d’un monde que beaucoup disent sorti de l’imagination, d’autres de la tête des fous, d’autres encore qu’il n’existe tout simplement pas.

Et pourtant, la description des personnages, l’histoire, son déroulement, sa logique n’a pu être inventée, trop d’évidences, de hasards, de synchronicités pour que rien n’ait jamais existé.  

La découverte de ces mondes, leurs relations avec le nôtre, leurs dépendances aussi m’ont profondément émue.

Je pourrais vous dire que je les ai vus, que je leur ai parlé, que je festoyais avec eux, que je me promenais, pensais et même philosophais avec eux.

Est-ce que cela changerait quelque chose à votre foi ? A vos croyances, certitudes ?

 

Cette histoire est une histoire vraie. Rien de plus vrai, mes chiens, mon chat ainsi que ma tortue en sont témoins. Il y a bien aussi mon mari et mes enfants, mais vous ne les croiriez pas.

Je ne cherche pas à vous influencer, vous tromper ou vous mentir, non, mais je vais quand même prendre le temps d’écrire cette incroyable histoire en vous laissant vous faire votre propre opinion.

 

C’était il y a déjà 2 ans, le désir d’une maison de campagne hors de tout, du monde et de son agitation. Un désir de trouver un lieu de silence, de paix, d’absence de sollicitations, un lieu de ressourcement.

Ce désir ma mené à une rencontre qui a permis ce rêve improbable, ce rêve d’une vie,  m’entraînant dans une aventure nouvelle passionnante et mystérieuse, fascinante et incroyable.

 

Prénessiau, c’est ainsi que s’appelle ce lieu magique à ma vie.

Pour y accéder, il nous faut quitter une route de campagne pour une route plus petite qui amène à un hameau, puis une encore plus petite qui nous amène à un chemin, suivre le chemin pendant 1km (à pied il n’est pas praticable autrement) pour un autre encore plus petit et sauvage sur 2 km.

Sur le chemin une petite rivière coule doucement, claire, vivante, cristalline et toujours fraîche.

Le chemin monte, monte encore à 1200 m d’altitude, comme un pèlerinage.

J’aime le moment de cette montée ou je redécouvre éternellement le paysage.

Arrivée : tout y est, les pierres, la source, la forêt, la vallée, les rochers couverts de mousse, les pins qui sentent la résine, la maison d’un côté dans un écrin de forêt, de l’autre une vue dégagée sur des anciens pâturages qui descendent une vallée magnifique.

 

Indriss

 

C’était un jour d’été. Alors que je lézardais au soleil, voilà qu’une présence perturbe mon repos, j’ouvre les yeux et j’aperçois tout près d’un buisson, un couple de Gnomes et leur fils.

Ce n’est pas rare pour moi, le ciel m’a doté d’une double vue et de ces mondes de l’invisible souvent une fenêtre s’ouvre laissant apparaitre ses habitants toujours porteurs de messages des plus utiles à l’instant.

Me voilà donc devant cette petite famille pleine de joie de m’accueillir ici dans ce lieu que j’ai tant attendu.

« Bonjour » de me dire le père et la mère, avec un petit signe de la main d’un tout petit entre eux deux.

Je souris de cette vision de cinéma, et réponds avec amusement : « Bonjour à vous amis de la forêt. »

Puis l’image s’efface et je reviens à mon repos et ce silence tant aimé.

Quelques jours plus tard, je revois ce petit couple et leur enfant, mais je suis moins disponible, je les salue, « à plus tard ».

 

Lorsque je pars de ce lieu enchanté, c’est pour moi une déchirure. Il me faut m’y préparer et me concentrer pour ne pas tomber dans l’émotion.

 

C’est ici qu’ils sont réapparus, un peu comme pour m’accompagner.

 

Puis d’autres rencontres, et encore d’autres, et un jour où je me suis entendu dire : 

- « J’aimerais vous faire plaisir, que puis-je faire ?

- Une offrande avec joie

Ah oui ? Que souhaitez vous , qu’aimez vous ?

Madame : « du thé, à la rose ! »

Monsieur : « du thé noir pour cette fois ! »

- Le tout petit : « un gâteau à l’orange !! »

- Et moi de répondre : « Oh, c’est bien précis tout ça ! je ne suis pas sûre de tout avoir aujourd’hui. »

Je retourne dans la maison, le thé à la rose c’est un de mes préférés, j’ai. Thé noir il y a bien des chances que oui, gâteaux à l’orange ça je crois pas, mais j’ai de très bon petit biscuit secs, ça ira.

Je pars avec mes offrandes sur un joli plateau et dépose au creux d’un rocher mon trésor.

Madame est ravie, Monsieur s’incline et me salue, mais mon petit gnome regarde ses parents avec une déception évidente.

- Moi : « Je te promets de t’en ramener la prochaine fois, mais cette fois-ci je n’en ai pas. »

- Lui : «  Mais si tu en as ! »

Surprise de cette réponse, je lui affirme : « Non, je n’en ai pas ! »

- Lui : « Dans la boîte beige dans le bas du placard jaune, il y en a un paquet pourtant ! »

- Moi : « Mais que dis-tu ? » 

Ses parents me regardent en souriant. 

Etonnée je pars dans la maison pour contrôler quand même, car en faites je ne suis sûre de rien.

Dans la boîte beige, dans le bas du placard jaune, il y a bien un paquet de gâteau à l’orange. Je suis scotchée, épatée, je sais qu’ils ont des capacités bien différentes des nôtres, mais là quand même…

Je prends deux gâteaux et les amène à ce petit, si petit qui jubile déjà.

- « Il adore la marmelade d’orange et tout ce qui est à l’orange. » me disent ses parents.

Plusieurs fois je repenserais à ce moment si surprenant. 

 

Puis le temps passe, l’hiver et enfin le retour du printemps.

 

Encore là, ma petite famille se représente plus souvent, nous échangeons régulièrement sur la forêt, le monde invisible, les troubles engendrés par le comportement humain etc, etc…

 

Un jour où on ne s’y attendait pas, la neige toute fraîchement tombée nous retient. La maison n’étant pas accessible en voiture, c’est donc à pieds avec le chat sous le bras, la tortue dans la glacière ( pour éviter qu’elle n’ait froid) et le chien qui saute de joie (un Saint Bernard) que nous repartirons dans les 50 cm de neige qui ne cesse de tomber, avec en prime une famille de gnomes qui m’hurle de rester.

 

Non je vais bien je vous assure, j’ai bien toute ma tête et suis prête à passer tous les tests que vous voulez. J’ai juste depuis ma toute petite enfance une fenêtre ouverte sur des mondes qui ne sont pas visibles par tous.

Quand je vois les dessins animés, films et autres créations de l’’homme je suis agréablement obligée de constater que nous sommes finalement nombreux à avoir une fenêtre ouverte sur ces mondes là, consciemment ou pas.

 

À mon retour plusieurs jours après, c’est la grande joie dans la forêt. Et c’est doublement la fête car j’ai amené des « Chamonix » petits gâteaux à la marmelade d’orange et de l’eau à la violette pour Monsieur qui aime particulièrement cette fleur.

C’est 3 gâteaux que mon petit ami avalera l’un derrière l’autre, il en aura jusqu’aux oreilles. Madame dégustera son thé à la rose et Monsieur se parfumera à la violette.

Nous rirons longtemps et avec joie.

 

Puis le temps passe et nos conversations s’étoffent, prennent un sens différent. J’apprends que je suis la clef de cet univers, que mon petit ami me cherche depuis si longtemps et que je vais devoir accomplir le pourquoi je suis là.

???

Mais pour cela je dois être chez moi, propriétaire de ce lieu, il doit m’appartenir !

Ah ben voilà autre chose. Je n’ai tout d’abord pas les moyens d’acheter, ensuite il n’est pas à vendre et appartient à deux propriétaires qui ne s’entendent pas. Alooors…. !!

 

Mais ce monde ne fonctionne pas comme le nôtre. Quand cela doit être, c’est. Quoique vous fassiez, vouliez, décidez.

 

C’est ainsi qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, un décès, une facture, un SMS, l’achat est fait. Me voilà propriétaire d’une maison au fin fond d’une forêt, à 1200 m d’altitude, sans électricité, non accessible autrement qu’à pieds, mais dans une évidence juste et indiscutable, je suis enfin, chez moi !

 

Un jour de solitude, la petite famille me donne rendez-vous dans un endroit bien précis, je m’assois ; et le début de l’incroyable s’accompli.

 

Je sais, d’après une radio d’il y a 30 ans, que je suis dotée de 13 côtes (au lieu de 12) je n’ai jamais souffert de cette différence, jamais eu mal au dos ou ou que ce soit d’ailleurs, mais cette particularité ici prend un sens inattendu.

En effet, avec en plus l’usure de l’âge et des grossesses (5 mine de rien) je suis à cet âge, dans ce mois et cet instant la clé d’une porte d’entre deux mondes.

À peine mes fesses touchent-elles le sol que quelque chose se passe au niveau de ma colonne vertébrale : comme un prolongement au plus profond de la terre. Ma colonne vertébrale devient une clé, mes vertèbres les dents qui trouvent leurs encoches et libèrent un passage.

 

Je respire, j’ai ouvert une fenêtre et l’air frais pénètre dans mes poumons me donnant un nouveau souffle, une nouvelle conscience.

 

Les jours, les semaines qui passent nous rapprochent, je partage mes expériences avec mes proches qui me connaissent et ne me jugent pas. 

 

Ma fidèle Jung-Mi me demandera régulièrement des nouvelles et me posera un jour la question toute bête de : 

« Comment s’appelle ce petit gnome ? »

 

???

 

Corinne Lebrat


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Commentaires: 8
  • #8

    Christelle (mercredi, 08 janvier 2020 10:25)

    Chouette ton histoire!!� mais oui comment s appellent ils? Oooh jaimerai beaucoup les rencontrer et eux aussi d ailleurs ;-) ! Hâte de lire la suite !! Bises

  • #7

    yvonne paulin (mardi, 07 janvier 2020 19:04)

    Belle histoire merveilleuse - Je les invite à venir chez moi (à la compagne) j ai justement du thé à la rose.

  • #6

    Stephanie B (mardi, 07 janvier 2020 17:40)

    Merci Corine pour cette magnifique histoire!!! J’ai vu toutes les images... les couleurs..... les odeurs comme un film...� mais j’aimerais tellement connaitre la suite...�

  • #5

    Cathy MO (mardi, 07 janvier 2020 13:58)

    Merci Corinne de nous partager cette superbe histoire !
    Est-ce qu'un jour nous pourrons tous les voir ???

  • #4

    Chantal chanty (mardi, 07 janvier 2020 13:11)

    Cc à vous que cette année apporte à chaque être l'énergie de ressentir ces merveilleux et de ce posser pour voir et oublié son nombril bisous �

  • #3

    Myriam (lundi, 06 janvier 2020 18:29)

    Bonjour Corinne,
    Ravie de lire cette magnifique histoire qui m'a fait vibrer. Cette vibration intérieure exprimant la Vérité/Véracité de cette histoire. Ce ne peut être autrement !

    J'ai de mon côté vécu diverses expériences similaires avec ma fille, mon mari que tu connais ainsi qu'avec d'autres personnes. Même si je n'ai pas encore ce 3ème Oeil ou cette perception extrasensorielle développée comme tu l'as. Je sais néanmoins que je suis en bonne voie.
    J'ai donc à plusieurs reprises et en différents lieux senti des Êtres d'une autre dimension (lutins qui se nourrissent de l'odeur du chocolat dont ils sont friands, vouivres, géant, fée et également d'un être des étoiles de la planète Sirius au Pérou lors d'un voyage énergétique avec Modité que tu connais peut-être ...).
    Comme je le disais je ne les perçois pas, mais je sens leur vibration, ce qui est en soi un bon début.

    Je partage cette histoire merveilleuse car il est plus que temps de cesser de voir nos petits nombrils.
    Nous sommes de plus en plus nombreux à nous éveiller à d'autres choses extérieures à notre plan terrestre.
    C'est donc avec joie que je participe à cet élan de l'invisible/Un Visible.
    Mère Veilleuse soirée,
    Bisous ���

  • #2

    Annick Marienval (lundi, 06 janvier 2020 17:49)

    Merci Corinne. Tres belle histoire vécue..monde de deuxième dimension ... mais finalement plus évolué que nous de 3ème dimension..

  • #1

    Pierre Bosser (lundi, 06 janvier 2020 17:35)

    Merci Corinne . . . . Je partage .