· 

Ile de la Réunion : Les Dossiers enfin "révélés"

 

 La Politique de la France 

à l'Île de la Réunion

La France a pratiqué pendant au moins 10 ans une politique anti-nataliste à l’île de la Réunion. La presse s’en est fait l’écho récemment 
Mais quand on dit politique anti-nataliste, on ne dit pas vraiment l’ampleur de ce qui s’est pratiqué : avortement et stérilisations forcés, distribution de moyen de contraception, battage médiatique, déportation d’enfants …
La décision venait d’en haut, de l’État et en particulier de Michel Debré.
Qui est Michel Debré ? Pour ceux qui ne sont pas très féru de politique un bref rappel. Cet homme d’état fut notre premier ministre de 1959 à 1962. 
Il a occupé divers fonctions ministérielles comme celles de Garde des Sceaux, ministre de l’Économie et des Finances, des Affaires Étrangère, de la Défense … Mais il fut aussi député de la Réunion de 1963
à 1988 !
Cet ancien résistant, parmi les fondateurs du Gaullisme, était le maire de la ville d’Ambroise entre 1966 et 1989.  
Mais le comble du comble c’est qu’il était le fils du Professeur Robert Débré, considéré comme le fondateur de la pédiatrie moderne en France et que la Famille Debré est d’origine juive ashkénaze ! 
Avait-il perdu la mémoire de ses ancêtres ?
Pour vous faire une idée plus précise voici quelques articles qui vous permettrons de mieux comprendre :
Dans cet article, vous trouverez tous les éléments de la politique anti-nataliste de Michel Debré, ainsi que la mise en évidence des rouages de l’état pour parvenir à ses fins :
Dans ces articles vous trouverez les informations sur « Les enfants de la creuse », des enfants réunionnais déportés pour repeupler certaines régions de France :
Michel Debré :
Corinne s’est rendu récemment à Amboise, elle y avait « rendez-vous »  avec un certain Leonardo … Vous savez ce peintre de la Renaissance … et si je vous dit Da Vinci ? Oui vous y êtes !
Depuis son déplacement à Paris et sa visite au musée du Louvre, un lien avec Leonard de Vinci (en français cette fois-ci :) s’était établi et surtout une question … qu’ont-ils fait de la vrai Joconde ?
Eh oui, si vous allez au Louvre vous ne verrez qu’une copie destinée à vous hypnotiser (http://www.lecoindelenigme.com/commentaire5-suite2.htm), pour mieux vous dérober votre énergie.
Alors nous nous sommes rendus à Amboise au Clos Lucé (dernière demeure de Léonard de Vinci). Petit aparté, cette année nous fêterons le cinq-centenaire de sa mort … hasard ou synchronicité ?
Une parenthèse historique s’impose. Le château d’Amboise, demeure royale à partir de Louis XI était considéré comme la « pouponnière » des Rois de France (les Valois). 
C’est là qu’ils recevaient leur éducation et pour certains leur initiation. Décidément il y a une longue tradition pédiatrique à Amboise …
Mais revenons à Leonardo, quand nous somme arrivés à Amboise, le contact avec Leonardo s’est rapidement manifesté. Il demandait une intervention pour libérer une partie de sa mémoire qui était resté à cette endroit.
L’usage qui a été fait de ses créations ne correspondait pas à la recherche d’équilibre et d’harmonie qui a toujours motivé son œuvre. Certaines déviations étaient même, pour ainsi dire, source de perturbations majeures à grande échelle. Alors bien sûr un travail énergétique a été fait pour que l’énergie circule à nouveau dans le bon sens et pour le bien être de tous.
Et pour les amateurs de vies antérieures, Leonardo s’est aussi appelé Eratosthène, Merlin, et plus récemment un certain Albert E. …
Quels liens trouverons-nous avec la Réunion ? Celui de la manipulation bien sûr, mais sous la quelle de ses facettes … en voici quelques unes de dévoilées.
De multiples Joconde : 
Les mystères de la Joconde :
 
Eratosthène :

 


                   Violences faites aux femmes

"On a tué l'enfant que je portais"

Ile de la Réunion

 

L'AFFAIRE OUBLIÉE

DES AVORTEMENTS ET STÉRILISATIONS FORCÉS

À LA RÉUNION

 

Murielle* a perdu connaissance. Allongée dans son lit dans un état comateux, la Réunionnaise de 17 ans saigne abondamment. Ses parents, habitants d'un village de la commune de Trois Bassins, située à l'ouest de l'île de La Réunion, ne comprennent pas pourquoi leur fille est aussi mal en point. Désemparés, ils appellent en urgence le docteur Serveaux, le président de l'antenne locale de la Croix-Rouge. Sur place, le médecin diagnostique une hémorragie et apprend qu'elle est consécutive à un avortement et un curetage subis à la clinique orthopédique de Saint-Benoît, située à quelque 80 kilomètres de là. Les parents de Murielle sont stupéfaits. Nous sommes en 1970, cinq ans avant le vote de la loi Veil, l'avortement est interdit en France et ceux qui le pratiquent peuvent être poursuivis pour crime.

Immédiatement, le docteur Serveaux prévient la police et porte plainte contre X. L'enquête est confiée à la police judiciaire de Saint-Denis, le chef-lieu de l'île. Les premiers résultats de l'enquête confirment des rumeurs qui circulent depuis un an dans la presse et les familles : l'avortement constaté par le docteur Serveaux n'est qu'un cas parmi des milliers estimés, qui ont eu lieu à "la clinique du docteur Moreau" à Saint-Benoît, depuis le début des années 1960. David Moreau est un influent notable de l'île, proche de Michel Debré, ancien Premier ministre de Charles de Gaulle, devenu leader de la droite réunionnaise. L'histoire de Murielle va déclencher une série de scandales dans la presse locale et nationale : elle va mettre au jour un système rôdé d'abus de la part des médecins envers les femmes réunionnaises les plus pauvres et un détournement massif de la Sécurité sociale. L'affaire est suivie par la presse locale, puis nationale – Le Monde, Le Nouvel Observateur – puis reste reléguée dans les archives de l'histoire. Elle fait l'objet d'un documentaire, Les 30 courageuses, une affaire oubliée, réalisé par Jarmila Buzková et diffusé jeudi 7 mars sur France Ô.


         

"On m'a ouvert le ventre"

 

"Des avortements à la chaîne". Le 22 août 1970, le journal communiste Témoignages dénonce des "infanticides" dans la clinique Saint-Benoît et promet que le "scandale ne sera pas étouffé". Le quotidien créé par l'ancien sénateur et député communiste Paul Vergès révèle que, pour la seule année 1969, 1 018 interventions en gynécologie ont eu lieu dans ce centre, dont 844 avortements. Certaines femmes sont venues pour avorter dans le secret, d'autres se sont fait avorter et stériliser sans leur consentement.

"J'ai vu le docteur en lui disant que je souffrais du côté droit. Il ne m'a pas consultée et m'a dit de passer à la radio à Saint-Benoit, raconte en septembre 1970 "Madame G.R", dans une lettre adressée au juge Duprat, qui instruit l'enquête. "On m'a dit que j'ai été opérée de l'appendicite alors qu'en réalité, c'était la ligature des trompes et on a tué certainement l'enfant que je portais", décrit-elle.

Quatre mois plus tard, "Madame D" raconte dans le même journal avoir été envoyée par son médecin traitant vers la clinique du docteur Moreau, sans en connaître les raisons. Sur place, on l'informe qu'elle est enceinte et on lui administre une piqûre. "On a fait avec moi comme avec un animal, ce qu'on a voulu, sans me consulter et sans consulter mon mari qui, depuis cette opération, est devenu grincheux et de mauvaise humeur", écrit-elle avant d'indiquer qu'elle porte plainte pour avortement et stérilisation. "Après mon accouchement à la clinique de Saint-Benoît, on m'a ouvert le ventre. Je ne ferai plus d'enfants !" dénonce une autre femme de 24 ans au juge d'instruction.

  • Auteure d'une enquête sur le sujet, publiée dans le livre Le Ventre des femmes (éd. Albin Michel, 2017), la chercheuse Françoise Vergès raconte que certaines femmes enceintes venues consulter pour un mal bénin se réveillent à la clinique avec "leur enfant retiré", les trompes ligaturées, les ovaires parfois enlevés. Le centre a acquis sur l'île une réputation d'endroit où l'on peut avorter dans le silence. A l'orée des palmiers, le bâtiment est un banal bloc de béton blanc incrusté d'une enfilade de fenêtres. "On faisait ça le week-end. Elles [les patientes] disaient aux parents qu'elles partaient chez quelqu'un et elles rentraient le dimanche soir", raconte Nicole Dorali, ancienne aide-soignante à la clinique, dans le documentaire 

Les 30 courageuses, une affaire oubliée.


Illégaux et clandestins, les avortements sont parfois effectués au terme des grossesses sur des femmes enceintes de six, sept ou huit mois. "On trouve dans le dossier un témoignage sur un cas difficile où le fœtus dut être découpé et extrait morceau par morceau", décrit l'ancien journaliste du Nouvel Observateur René Backmann dans son article du 30 novembre 1970, intitulé L'île du docteur Moreau. A chaque fois, le profil de ces femmes est le même : elles appartiennent aux classes les plus pauvres, sont pour la majorité noires ou malbaraises (originaires d'Inde) et, pour la plupart, déjà mères de plusieurs enfants.

On mettait une laminaire jusqu'à ce que le col soit dilaté et que l'enfant descende. Le fœtus, on l'amenait à la maternité, il y avait une incinération et on le faisait brûler. Il n'y avait plus de traces.

Nicole Dorali, ancienne aide-soignante de la clinique Saint-Benoît

Bien qu'une enquête judiciaire ait été menée, le nombre total des avortements, opérés à la clinique – volontaires ou forcés – est impossible à chiffrer. "

Le registre de la clinique a disparu durant l'enquête, mais on évoquait jusqu'à 64 interventions par jour alors qu'il n'y avait que sept lits en gynécologie", reprend Françoise Vergès. A la fin de l'année 1970, de nouveaux chiffres paraissent dans la presse et estiment qu'il y aurait eu 1 300 avortements à la clinique en 1968 et 1 500 en 1969. "Plus du quart de ceux qui sont pratiqués sur l'île", rappelle le journaliste René Backmann. La situation est si dramatique que les femmes qui portent plainte subissent des pressions des employés de la clinique et de la Sécurité sociale, qui veulent leur faire retirer leur plainte.

 

Au total, seules 36 femmes portent plainte.


Député de La Réunion jusqu’en 1988 et maire d’Amboise jusqu’en 1989, il est ensuite membre de l'Académie française. Il est considéré comme l’un des « barons du gaullisme ».

Wikipedia >>


Commentaires: 1
  • #1

    Odile du 83 (mercredi, 01 mai 2019 09:47)

    Corinne, je découvre ton article sur les femmes de la réunion, j'en reste sans voix !
    Mais quelle honte pour ces hommes qui ont réalisé cela ! Je n'arrive pas a comprendre comment peut-on en arriver là ? Je suis à la fois en colère et en peine pour ces femmes et enfants si sauvagement amputés ou tués !
    Aujourd'hui c'est avec tout mon amour que je vous accompagne, par le cœur et la pensée je me joints à vous pour le travail que tu fais sur l'île. Pour que toutes ces âmes soient libérées de cette souffrance. Je te remercie de nous ouvrir les yeux sur sur qui c'est passé, même s'il est difficile de pardonner de tels actes !