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Vendredi 15 février : Agir pour la Liberté : le Droit à la Reconnaissance

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5 € minimum

 

Qu’est-ce que la Reconnaissance ?

 

Pourquoi et pour qui, dans quel domaine ?

 

Nous avons tous besoin reconnaissance, elle est indispensable à l’enfant pour lui permettre de grandir.

 

Une étude a montré que l’ignorance est plus difficile à vivre que la violence, que l’enfant se laisse mourir si on ne lui apporte pas un minimum d’attention.

 

La reconnaissance c’est le fait d’admettre la légitimité de quelque chose ou de quelqu'un, mais c’est aussi reconnaître une obligation envers quelque chose ou quelqu'un.

Exemple lorsque on adopté un enfant, on se doit de lui apporter la reconnaissance familiale totale. Mais on se doit aussi de lui laisser la réalité de son origine, parfois elle est tellement décalée de la nôtre que l’enfant n’arrive pas à s’adapter et souffre de ces contradictions ethniques.

Ne sachant pas l’origine, il va douter de lui, se dévaloriser, les parents de cet enfant risque eux aussi de ne pas comprendre, de douter de leurs compétences et actes. Cela aura un impact des plus important dans sa vie d’ado et lorsqu’il comprendra enfin le sujet de son mal-être, il risque d’en vouloir à son entourage et de ne plus savoir qui il est.

Car enfin on n'efface pas le patrimoine génétique en adoptant.

La reconnaissance de ses origines est certainement le sujet le plus difficile à rétablir, à l’époque de migrations intenses où le pays n’offre plus la sécurité, celui accueillant (s'il y en a encore) impose un nouveau rythme, croyance, langue, habitudes etc.

Nous ne sommes plus... Mais nous ne sommes pas encore...

Et pour les jeunes venus au monde dans ce nouveau, différent, décalé, ou parents ont envie qu’ils gardent la tradition coûte que coûte ?

Et pour ceux qui ne rêvent que de rentrer chez eux ? Quel chez eux ? Est-ce encore possible ?

 

Mais la reconnaissance ce n’est pas que ça ! Il suffit de se rappeler que chaque enfant qui vient au monde doit être "reconnu" par au moins l'un de ses parents à la mairie du coin, l’église, où il ne sera qu’un bâtard ignorant ayant des possibilités de carrière restreintes sans héritage possible : 

« le bâtard ne peut ni hériter de ses parents et de ses proches, ni léguer ses biens à qui il le veut. »

https://books.openedition.org/pur/44748?lang=fr

 

Mais encore au-delà de tout ça, la reconnaissance est le but de chaque chose, le comportement, le bon repas, les bonnes notes, le travail sous toutes ses formes, et même la moquerie, la méchanceté, la violence est mieux que l’ignorance.

La reconnaissance est un besoin humain vital pour accéder au statut de personne.

Qu'elle soit affective, sociale, familiale, la reconnaissance nous permet d’ÊTRE, d’exister dans la matière, d’acter, de faire, de se positionner et de s’affirmer, de nous ancrer, de nous incarner !

 

La matière, les biens, en sont une image, mais comme vous avez pu le lire dans les tendances de Février, celle-ci tend à ne plus être, alors ?????

Nos actes deviendraient-ils le reflet de notre reconnaissance ? (on est mal barré ! )

Ou serait-ce nous qui finirions par nous reconnaître et reconnaître d’où l'on vient.

Car si on réfléchit bien, même si nous sommes reconnus par une tribu, même si nous savons ce que nous devons faire, nous acceptons les codes, les règles, nous nous identifions à ceux qui nous reconnaissent, l’origine que nous auront choisie dans cette vie sera celle que nous rechercherons, celle dont nous nous rapprocherons.

Tarzan, Mowgli en sont des histoire fabuleuses et certainement les plus connues. Ils auront aussi à vivre le moment du choix du positionnement, le temps de la reconnaissance profonde et unique DE SOI, de l’origine de ce "soi".

 

Alors rendez-vous pour le soin du

 

vendredi 15 février,

 

pour nous défaire des mémoires qui nous entravent sur

ce chemin de la reconnaissance de soi,

car se reconnaître c’est accéder à la liberté.

 

Bien à vous dans la joie des retrouvailles.

 

Corinne Lebrat


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