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Cure de pissenlits

Les conseils de Corinne

 

Et bien voilà, lors de notre voyage à Paris dans les moments de pauses, nous échangions nos petites recettes.

Mes conseils pour telle ou telle préparation, utilisations, ont plu. C’est ainsi qu'à la demande de Liliane, Françoise, Danielle, Virginie, Antoinette, Sabine, Christine et autres que je vais faire quelques petits articles pour les +  du printemps.

 

Aujourd’hui ce sera que faire avec des pissenlits ? Et pourquoi ?

 

Le pissenlit :

 

Je ne vous parlerai pas de toutes ses vertus, elles sont trop nombreuses et vous trouverez sur le net mille sites qui vous donneront bien mieux que je ne pourrais le faire toutes ces informations.

 

Par contre, voilà ce que j’en fais moi, chaque année.

 

Tout d’abord une chose que vous pouvez tous faire sans rien avoir besoin d’autre que vos mains :

 

Première expérience :

Afin de se charger de son énergie, car c’est de l’énergie des aliments que l’on se nourrit, je vais dans mon jardin me nourrir gratuitement en rêvant.

Une fois identifié un pissenlit, difficile de se tromper les fleurs sont uniques, je m’assois à côté et je le prends délicatement dans la main (sans le couper) je le tiens plutôt.

Puis je me concentre, canalise, je me nourris de son énergie qu’il me donne gentiment.

Lui ressort de l’aventure, un peu « flétri » moi de bonne humeur (l’énergie du pissenlit travaillera sur mon foie, et le foie c’est l’organe de la colère) reconnaissante (toujours) je le remercie.

 

Deuxième expérience :

Les fleurs, ses fleurs sont puissantes, leurs couleurs et forces se ressentent toute la période de  maturation.

Je les ramasse dans un joli panier pour ne pas les abîmer, un jour de beau temps vers midi car il ne faut pas quelle soient pleines d’eau, ni de rosée. Puis je les mets dans un grand récipient (en verre de préférence) ou dans une cocote avec de l’eau et au soleil, solarisation pour 24/48 h pas plus.

Si pas de soleil ce n’est pas grave la lueur du jour fera l’affaire, mais comme vous avez du les cueillir par une belle journée elles auront ce qu’il convient.

Je les couvre ensuite de sucre bio de la meilleur qualité qui soit, le soir du lendemain de la cueillette, la nuit portant conseil, dès le matin, je mets à cuire.

Quelle quantité ? De fleurs ? D’eau ?

Je suis bien embêtée, car j’ai vu de tout sur le net et les expériences pourtant super bien respectées n’ont pas toujours été très porteuses, pour ne pas dire décevantes.

Alors mes doses c’est un panier de fleurs ( le ramassage des fleurs doit être rapide, il faut qu’elles restent fraîches, faites-vous aider, les petits enfants adorent ça.) pour une cocote de 5 litres (2 litres d’eau maxi, comptez le volume des fleurs). Vous pouvez y ajouter un citron pour la conservation et bien-sûr pour commencer vous pouvez diminuer les proportions et faire vos tests.

Combien d’heures de cuisson ?

Là aussi bien des choses varient, selon les années, mais, ce que nous cherchons à faire c’est :

 

Du miel de pissenlit !

Alors la texture que l’on cherche est celle du miel liquide, en refroidissant il deviendra un plus ferme, il doit être tout de même un peu « épais » dans la cuillère.

Certains y ajoute de l’agar-agar, je vous le déconseille, la texture en bouche n’est pas top.

Votre miel sera là pour vos infusions/boissons, yaourts, même si il peut être utilisé sur tartines, ne vous attendez pas à avoir une pâte (style miel crémeux). 

A mettre très chaud directement dans vos petits pots et fermer immédiatement, ils se stériliseront tout seuls.

Pour les vertus je vous laisse regarder sur le net, mais sachez que votre foie, vous en sera des plus reconnaissant.

 

Troisième expérience :

Le vin de pissenlit.

Cueillir les fleurs de la même façon que pour le miel, et dans les mêmes conditions.

Sauf que là, vous mettrez le panier de fleurs dans 5 litres d’eau, polarisez 24H, puis faire bouillir 10 minutes, laissez reposer encore 24h.

Ajoutez du sucre de la meilleure qualité, 1kg 500, puis des agrumes citrons, oranges ou les deux, même des raisins secs bio. 24 jours de fermentations en remuant régulièrement, puis filtration et embouteillage sans bouchon. Ici il est important de laisser vos bouteilles se reposer pendants quelques mois (deux c’est bien). Il vous faudra re-filtrer à ce moment là avec une étamine c’est bien. 

Vous pourrez mettre un bouchon ensuite et laisser votre vin vieillir en cave plusieurs mois encore voir une année.

De mon côté, j’ai fait plus simple:

Cueillir les fleurs de la même façon que pour le miel, et dans les mêmes conditions.

Sauf que là, vous mettrez le panier de fleurs dans du vin blanc de bonne qualité (3litres) avec 1 kg de sucre. Ajoutez tout de même (plus pour la conservation) 3 verre d’eau de vie et elles y resteront plusieurs jours afin de rendre tout leurs parfum (42 jours).

Ensuite vous filtrez, mettez en bouteilles, bouchez, et laissez les choses se faire. 

C’est unique !

 

Quatrième expérience:

Les câpres de pissenlit.

Cueillir les boutons de fleurs non ouverts et bien ferme de la même façons que pour le miel, et dans les mêmes conditions. Couper bien net la queue (il ne doit pas y en avoir) les tasser fortement dans un pot et ajouter, gains de poivres, thym, etc, etc ce qui vous convient.

 

Faire chauffer du vinaigre de cidre et couvrir, fermer et garder quelques jours avant de consommer (3 semaines au moins)

 

Autres expériences avec le pissenlit :

Les racines, pas bonnes au goût, mais extraordinaire pour le foie fatigué, à mâcher ou à infuser, à broyer même pour une prise version gélule. 

Ramassez des pissenlits, utilisez les fleurs s’il y en a, les feuilles en salade, et prélevez la racine.

Brossez les soigneusement, coupez les en petits bouts, puis faites les sécher, soit au séchoir bien ventilé, au séchoir électrique ou au four à 70 degré.

 

Les fleurs :

En omelette sont plus que délicieuses avec quelques tranches d’oignons accompagnée d’une salade faites de leurs feuilles.

Directement sur la salade en plus d’être gustatives elles ajouteront de la couleur (elles aiment bien le fromage de chèvre).

Les boutons sautés à la poêle à l’huile d’olive accompagnent les patates divinement bien.

Les idées nouvelles sont bien venues, je ne vous parle là que de mes expériences personnelles qui sont c’est sûr bien limitées, mais sûres.

 

Voilà Amis, Amies, vous êtes parés pour une année avec un foie parfait, je vous assure en connaissances de causes qu’au début la racine est difficile à garder en bouche, mais je vous promets qu’avec le bien qu’elle vous fera, votre corps vous la réclamera.

 

Pour le reste c’est du bonheur à partager, chaque saison la nature nous offre ses trésors, ensemble revenons à ce respect des choses simples qui nous font du bien, et en les faisant, et en les dégustant.

 

Nous reconnecter à cette nature si riche, généreuse et parfaite pour notre santé, c’est nous reconnecter aux esprits qui la composent et c’est ce qui nous est demandé.

 

Bien à vous dans la lumière qui nous guide.

 

 

Corinne Lebrat

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